dimanche 21 février 2010

Chanson réaliste, sur l'air de A bicyclette de Yves Montand

 
Un réparateur de vélo, au 4 rue Stephenson 
dans le 18ème arrondissement
(Collection personnelle)
 

Quand on partait de bon matin
Quand on partait vite au turbin
A bicyclette
On s’était juste lavé les mains 
D’ailleurs y avait pas d’salle de bains
Dans le 18ème

Faut voir qu’à l’aube nouvelle
On était déjà un’ ribambelle
A bicyclette
Pour gagner not’ pain amer
On allait vivre notre enfer
A peine le temps de prendre l’air
Quelle misère !
Faut dire qu’on y mettait du cœur
Pour être pile poil à l’heure
A bicyclette
C’était bien comme ça dans le temps
Fallait y aller en pédalant
A bicyclette

Quand on approchait le boulot
On déposait tous nos vélos
Nos bicyclettes
Puis on se rendait au bureau
A l’usine, au chantier  du métro
Sans bicyclettes
Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur toutes les maisons
Nos silhouettes
On r’partait fourbus  à pas lents
Le corps réconforté pourtant
On allait enfin prendr’ son temps
A bicyclette

Oublier  le lendemain matin
Qui  reviendrait, on le savait bien
 Pour perpette
On se disait c'est pour demain
On oserait, oserait demain
Prendre un autre chemin
A bicyclette

NB : Je n'ai jamais su faire de vélo... Une vieille histoire que je conterai peut-être  un jour !